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jeudi 22 septembre 2011

VITAMINE D

ACTUALITE CONGRES
Vitamine D : ni trop, ni trop peu !
Publié le 20/09/2011        

  La vitamine D est essentielle à la minéralisation osseuse. Une supplémentation vitaminique D est prescrite très fréquemment chez les sujets âgés et /ou ostéoporotiques. Cependant, si un peu de vitamine D est indispensable pour le maintien d’un os en bonne santé, de fortes doses ne seraient-elles pas préférables ? Une étude danoise présentée au cours de ce congrès apporte des éléments de réponse.
Cette étude avait pour objectifs de déterminer chez des sujets ayant consulté en médecine générale, la prévalence de la carence en vitamine D et de l'hyperparathyroïdie secondaire, mais également d’analyser l'association entre mortalité, taux de 25-hydroxyvitamine D [25 (OH) D], de calcium et de parathormone (PTH). Les taux de vitamine D ont été analysés chez 247 546 sujets, ceux de PTH chez 34 990 et de calcium sérique chez 111 524.
Dan ce groupe de population, dont l'âge moyen était de 50,8 ans pour les femmes et de 51,4 ans pour les hommes, la prévalence de la carence en vitamine D, définie par les taux sériques de 25 (OH) D < 50 nmol/l, était de 53,3 %. Un patient sur 5 (20,5 %) avait un taux de 25 (OH) D < 25 nmol/l, et 5,4 %, un taux < 12,5 nmol/l. Par ailleurs, 11,08 % des sujets souffraient d'hyperparathyroïdie secondaire (n = 29 939).
L’analyse de la mortalité en fonction du taux sérique de 25 (OH) D, de calcium et de PTH retrouve une association en forme de U pour les trois paramètres. Le plus bas taux de mortalité était observé chez les sujets ayant un taux sérique de 25 (OH) D de 60 à 70 nmol/l.
Comparativement aux sujets ayant un taux de 25 (OH) D de 60 nmol/l, la mortalité globale de ceux ayant des taux de 25 (OH) D ≤ 10 nm/l ou ≥ 140 nm/l était significativement augmentée (odds ratio [OR] = 1,78 et OR = 1,86 respectivement). Les OR correspondants pour les sujets de plus de 60 ans (n = 91 195) étaient de 2,82 et 2,22. De même, la mortalité globale des patients ayant un calcium sérique ≤ 2 mmol/l ou ≥ 2,7 mmol/l était plus élevée que la mortalité de ceux ayant un calcium sérique de 2,4 mmol/ (OR = 18,75 et 4,63 respectivement). Les résultats vont dans le même sens pour la PTH avec une augmentation de la mortalité globale pour des taux de PTH sérique ≤ 1 pmol/l et ≥ 14 pmol/l, comparativement à des taux de 4 pmol/l (OR = 2,62 et OR = 7,32 respectivement).
Au total, la carence en vitamine D dans la population générale est non seulement répandue (53,3 %), mais également« évoluée » puisque 11,2 % des sujets déficients en vitamine D souffrent également d'hyperparathyroïdie secondaire. De plus, des taux sériques de 25 (OH) D, de calcium et PTH très bas ou très hauts sont associés à une mortalité accrue. A noter qu’il ne s’agit pas de la première étude mettant en évidence cette relation en U et jetant quelques doutes sur l'intérêt de fortes doses de vitamine D pour obtenir une haute concentration sérique (que ce soit par des suppléments ou par augmentation de l’exposition aux rayonnements UVB solaires). Ainsi, comme le préconisent les auteurs, il est nécessaire et indispensable de poursuivre les investigations pour élucider les relations causales entre taux sériques de 25 (OH) D, mortalité et morbidité, mais il faut aussi tenir compte de cette association en U pour faire des recommandations adaptées.


Dr Juliette Lasoudris Laloux

Durup D et coll. : U-Shaped association of mortality with serum levels of vitamin D, calcium and parathyroid hormone in primary health care patients. American Society for Bone and Mineral Research (ASBMR) Annual Meeting (San Diego, Californie) : 16-20 septembre 2011.

 

samedi 18 juin 2011

Contre le cancer, mangeons moins de sucre…

Contre le cancer, mangeons moins de sucre…


Posté le 16/06/2011 par webmestreEnvoyer par mail

Mot-clés:SucreCancer








Une expérimentation menée chez des souris confirme qu’en modifiant notre alimentation en mangeant moins de sucre, on prévient à la fois les cancers et la progression des tumeurs. Autrement dit, nous disposons de quelques armes simples pour contrer les cancers, première cause de mortalité dans notre pays, juste devant les maladies cardiovasculaires.



























L’expérience a consisté à soumettre deux groupes de souris génétiquement modifiées pour développer des tumeurs mammaires à deux sortes de régimes. Un régime classique de type occidental (55% de sucres, 23% de protéines, 22% de graisses) ou un régime pauvre en sucres et riche en protéines (15% de sucres, 55% de protéines, 26% de graisses).











Un an plus tard, les souris du premier groupe ont pris du poids et sont décédées d’un cancer mammaire dans 70% des cas, avant d’avoir atteint l’âge de deux ans, durée de vie normale pour une souris. En revanche, seules 30% des souris soumises au régime pauvre en sucre ont développé une tumeur mammaire et plus de 50% d’entre elles ont atteint l’âge de 2 ans, voire plus.







En quoi l’excès de sucre est-il néfaste ?



Les cellules tumorales se « nourrissent » de sucre. Les apports en sucre augmentent la glycémie et la sécrétion d’insuline, une hormone connue pour favoriser la croissance des cellules tumorales. Trop de sucre a aussi pour effet d’augmenter la prise de poids et l’inflammation, laquelle fait le lit des cancers. Enfin en mangeant moins de sucre, on améliore les performances du système immunitaire à lutter contre la progression des cellules cancéreuses.







L’alimentation anticancer en pratique



En pratique, il est important de diminuer la quantité de sucre, mais pas question de le remplacer par des apports supplémentaires en matières grasses. Certes, la viande rouge apporte des protéines, mais il est préférable de les rechercher dans les viandes blanches, peu grasses, les poissons (riches en oméga-3) et les laitages allégés. Augmenter la part des légumes, des céréales et des féculents est aussi un bon substitut des produits sucrés.



Au-delà de l’alimentation, l’activité physique et la lutte contre le stress sont aussi deux moyens efficaces qui contribuent à lutter contre le cancer… sans oublier l’arrêt du tabac et la limitation de l’alcool !







Ce n’est pas la peine d’attendre la réplication scientifique chez l’homme de cette étude menée sur des souris pour s’y mettre. Les preuves s’accumulent et vont toutes dans le même sens : notre mode de vie peut nous prémunir du cancer.







Source : HO V.W. et coll., Cancer Research, June 14, 2011; doi: 10.1158/0008-5472.CAN-10-3973.







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