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mercredi 26 octobre 2011

La vitamine D, déterminant de la masse et de la force musculaire ?

ACTUALITE MEDICALE




La vitamine D, déterminant de la masse et de la force musculaire ?



Publié le 20/10/2011







La sarcopénie est une perte progressive de la masse musculaire et de la force associée au vieillissement. Les personnes âgées présentent fréquemment une malnutrition, une anorexie et une diminution du taux de vitamine D. Récemment, il a été mis en évidence un rôle de la vitamine D dans le métabolisme musculaire lié à la présence de récepteurs à la vitamine D (VDR) dans le tissu musculaire squelettique et plusieurs études ont montré que l’expression des récepteurs VDR diminuait avec l’âge. Cependant, le lien entre niveaux de vitamine D et la masse musculaire ou la force reste mal connu.



Les auteurs de ce travail ont étudié les relations entre taux sérique de 25-hydroxyvitamine D (25 (OH) D), 1,25-dihydroxyvitamine D (1,25 (OH) 2D), hormone parathyroïde (PTH) et masse musculaire squelettique.



Trois cents onze hommes (âge moyen, 56 ans, 23-91 ans) et 356 femmes (âge moyen, 57 ans, 21-97 ans) tirés au hasard dans la population générale ont été inclus dans l’analyse.



La masse musculaire squelettique a été évaluée par absorptiométrie à rayons X et la force musculaire par la force de préhension et le moment de force isométrique lors de l'extension du genou).



Il n’existait aucune association entre taux sériques de 25 (OH) D ou de PTH et les mesures de la masse musculaire ou de la force, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. Cependant, chez les sujets de moins de 65 ans, il y avait une association statistiquement significative entre un faible taux de 1,25 (OH) 2D et une faible masse musculaire chez les hommes et les femmes et un faible moment isométrique de l’extension du genou chez les femmes, après ajustement pour les facteurs confondants potentiels .



Des taux bas de 25 (OH) D ou des taux élevés de PTH ne semblent pas contribuer à la sarcopénie ou à la faiblesse musculaire chez l’adulte. Le lien entre une faible concentration sérique de 25 (OH) D et le risque de chute accru rapporté précédemment dans d'autres études peut être dû à des facteurs qui affectent la fonction neuromusculaire, plutôt que la force musculaire. L'association entre un taux faible de 1,25 (OH) 2D, une masse musculaire basse et un faible moment d’extension du genou, en particulier chez les sujets jeunes nécessite des explorations supplémentaires.









Dr Juliette Lasoudris Laloux







Marantes I et coll. Is vitamin D a determinant of muscle mass and strength? Journal of Bone and Mineral Research. Published en ligne le 13 septembre 2011

lundi 24 octobre 2011

Réalisez une citrouille d'Halloween - Journal des Femmes Jardin

Réalisez une citrouille d'Halloween - Journal des Femmes Jardin

mardi 27 septembre 2011

Dormez, mais pas trop !




Dormez, mais pas trop !

Publié le 26/09/2011
       





Il n’a échappé à personne que la quantité et la qualité du sommeil allaient plutôt en se dégradant dans notre société stressante, rapide et qui sacrifie au culte du 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il a été précédemment démontré qu’un sommeil trop long ou trop court majorait la mortalité globale, les risques de diabète de type II, d’hypertension, de pathologies respiratoires ainsi que d’obésité. La relation entre durée du sommeil et événement vasculaire semble par ailleurs suivre une courbe en U.
Une méta-analyse a été mise en place pour préciser la relation entre durée du sommeil et morbi-mortalité cardiovasculaire : cardiopathies ischémiques, accidents vasculaires cérébraux (AVC) et cardiopathies en général.
Il a été possible de réunir 15 études prospectives avec un suivi supérieur à trois ans, qui avait relevé d’une part la durée du sommeil au départ et d'autre part les taux de survenue des différentes pathologies cardiovasculaires prédéfinies. Ces études ont inclus 474 684 hommes et femmes. Au cours du suivi moyen de 6,9 à 25 ans, 16 067 événements sont survenus : 4 169 cardiopathies ischémiques, 3 478 AVC et 8 420 cardiopathies en général.
Une durée de sommeil courte (dans la plupart des études ≤ 5-6 h par nuit) était associée avec un risque supérieur de présenter une cardiopathie ischémique (risque relatif RR : 1,48, p<0,0001), d’AVC (RR : 1,15, p=0,047), mais pas de cardiopathies en général (RR 1,03, p=0,52).
Une durée de sommeil longue (dans la plupart des études > 8-9 h) était également associée avec un risque supérieur de cardiopathie ischémique (RR : 1,38, p= 0,0005), d’AVC (RR :1,65, p<0,00011) et de cardiopathie en général (RR : 1,41, p<0,0001).
Il n’a pas semblé y avoir de biais de publication.
Comme souvent en toute chose il faut savoir garder mesure. Cette étude ne déroge pas à la règle : la durée de sommeil idéale est une durée comprise entre six et huit heures, le cœur ne supportant ni trop de sommeil ni pas assez.


Dr Benoît Tyl

Cappuccio FP et coll. : Sleep duration predicts cardiovascular outcomes: a systematic review and meta-analysis of prospective studies. Eur Heart J., 2011 ; 32 :1484-1492.

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